Perut Galliano

 
En 1953, Galliano Perut quitte son Frioul natal en Italie et vient s’établir en Suisse qui sera son pays d’adoption. Les études terminées, à l’Ecole d’Ingénieurs de Genève, il renoue avec la Poésie qu’il n’avait jamais quittée. Membre de la Société Genevoise des Ecrivains, de la Société Suisse des Auteurs et de ProLitteris, il poursuit tranquillement son cheminement littéraire et artistique, pour aller « quelque fois plus loin » dans l’univers extraordinaire qu’est la culture … »par trop mise à toutes les sauces ». Quête des trois dimensions qui lui sont propres: lettres, arts et sciences, auxquelles il faudrait ajouter une quatrième , la spiritualité, pour qu’elle retrouve sa plénitude. Membre fondateur des Poètes de la Cité

Ouvrages collectifs

 
Ensemble, Les Poètes de la Cité, 2014
Echappées poétiques – Edition Les Poètes de la Cité -Genève – 2012
Florilège Genevois – Les Poètes de la Cité – (1997- 2007) Editions Slatkine – Genève – 2009
Un chameau dans la neige – Récits – Editions d’en bas – Lausanne – 2007
Poèmes en liberté – Edition GALA – Pregny-Chambésy/ Genève – 2004
Florilège Genevois – Poètes de l’Arbalète (1966-1991) Editions Slatkine – Genève – 1991
Thèmes préférés de Poètes- Poèmes – Ed.Prométhée -Clisson- France-1974

Ouvrages personnels

 
Nicolas de Flue – l’or et la terre – Théâtre – Ed. GALA / Genève – 1991
Histoire de Job ou le refus du compromis-Théâtre- Ed. GALA/Genève -1986
Quelquefois plus loin – Poésie- Ed. La Pensée Universelle – Paris-1976

Prix obtenus

 
Editions d’en bas – Pour-cent culturel Migros- Prix du récit – Au pays de cocagne – 2007
Société des Poètes et Artistes de France- Histoire de Job ou le refus du compromis – Prix de théâtre -1992
Société des Poètes et Artistes de France -Florilège Genevois – Prix international Robert Mineau et de l’Académie de Lutèce -1993
Académie du Disque de poésie à Paris-Prix du jury pour les meilleurs poèmes à dire – 1974

Charme indiscret

 
Femme,
Sous votre charme intérieur empreint de beauté,
Parfois je me prends à rêver.
J’avoue m’égarer par moments
Dans vos yeux de printemps.
J’avoue que vos lèvres souriantes
Soulèvent en moi une douce tourmente.
Surtout pardonnez-moi.
Ne vous offensez pas
Si un sortilège s’est emparé de moi.
Mais que voulez-vous,
J’avoue
Aimer vos lectures, votre art et vos idées.
Votre pureté m’a désemparé.
Savez-vous pourquoi l’on aime?En votre présence
Je ne suis plus le même.

Chanson du p’tit soldat

 
La gare était toute petite
Pas plus grande qu’une guérite
Et le p’tit soldat romantique
Transi de froid sous le portique
Courrait au train qui s’arrêtait
Voir si la belle descendait
Toujours pour le dernier baiser
Dernier baiser comme elle disait
Fille blonde comme les blés
La fille au rire de l’été
La fille à la rose des vents
Lorsque parfois le train passait
De la fenêtre elle criait
Maintenant il ne sait plus quoi
Mais des mots d’amour d’autrefois
Qui ne lui parvenaient jamais
Avec le vent qu’ils s’en allaient
Avec le vent qu’elle partait
Avec le vent qui l’aimait tant
Fille blonde comme les blés
La fille au rire de l’été
La fille à la rose des vents
Aujourd’hui il n’a plus vingt ans
Et il revient comme un enfant
Revoir un lieu mille fois rêvé
Mais la gare est abandonnée
Pourtant il sent comme jadis
L’air parfumé aux fleurs de lys
Amour amour t’es si lointain
Qui sait si elle se souvient
Fille blonde comme les blés
La fille au rire de l’été
La fille à la rose des vents
Sentinelle le train s’en vient
P’tit soldat ta belle revient
Son cœur ému presque défaille
Bruits de freins de roues de rails
C’est le même train d’autrefois
Il court et la prend dans ses bras
Elle est aussi belle qu’avant
Elle l’aime toujours autant
Fille blonde comme les blés
La fille au rire de l’été
La fille à la rose des vents