Mogenet Remi

Rémi Mogenet est né en 1969 à Paris et vit en Haute-Savoie depuis 1980. Ayant suivi des études de Lettres à la Sorbonne, à Paris, il est devenu professeur de français au collège de Boëge, en Haute-Savoie. Il a écrit plusieurs recueils de poésie et des ouvrages sur la Savoie littéraire.Membre des Poètes de la Cité, Genève et Président du Comité

Ouvrages collectifs

  • Lovecraft, Paris, Éditions Naturellement, 1999 ;
  • Le Dictionnaire de Don Juan de Pierre Brunel (éd.), Paris, Robert Laffont, 1999, collection “Bouquins” ;
  • Poèmes en liberté des Poètes de la Cité, Pregny-Chambésy (Genève), Éditions Gala, 2004 ;
  • Florilège genevois (poésie), Genève, Slatkine, 2009 ;
  • Samoëns, ouvrage coordonné par Marc Mogenet, Samoëns, Éd. Le Tour, 2010 ;
  • Haute-Savoie, Paris, Éditions Bonneton, 2010 ;
  • Échappées poétiques, Genève, Les Poètes de la Cité, 2012;
  • Châtoscope – Représentations multiples des châteaux de Haute-Savoie, Milan, Silvana Editoriale, 2013.
  • Ensemble, Les Poètes de la Cité, 2014

Ouvrages personnels

  • La Nef de la première étoile (poésie), Paris, Librairie-Galerie Racine, 1999 ;
  • Aphorismes ésotériques de Ramiel de Saint-Genys (pseudonyme), Samoëns, Éditions Le Tour, 2004 ;
  • Portes de la Savoie occulte (essai), Cran-Gevrier (Annecy), Agoralp, 2004 ;
  • Poésies d’Ombre pâle (poésie), Samoëns, Éditions Le Tour, 2007 ;
  • Victor Bérard : de l’helléniste au pourfendeur des Zones (essai), Samoëns, Éditions Le Tour/La Salévienne, 2009 ;
  • De Bonneville au mont Blanc, itinéraire littéraire de la vallée de l’Arve, XVIIe-XXe siècles, Samoëns, Éditions Le Tour, 2009 ;
  • Muses contemporaines de Savoie, les écrivains savoyards depuis 1900, Samoëns, Éditions Le Tour, 2010 ;
  • Écrivains en pays de Savoie, Sénac, Éditions Cité 4, 2012 ;
  • Réflexions actuelles (2 vol.), Sarrebruck, Dictus Publishing, 2012 ;
  • La Littérature du duché de Savoie, Cressé, Éditions des Régionalismes, 2013.

Le centenaire du poète genevois

Cent années j’ai passé sur le pont sur le Rhône
Et l’eau coulait toujours, bleue, et des éclairs blancs
La traversaient, mystère étonnant des purs flancs
De ces anges de l’onde épaisse où quelque faune
Sous la forme d’oiseaux d’albâtre allait sans bruit ;
L’âme des fées sans ombre était-elle en leurs ailes ?
Quel joyau résidait dans les eaux immortelles
– Au fond de cet abîme, et luisant dans la nuit,
Tandis que dans le jour il restait invisible ?
Pourra-t-elle être un jour – cette énigme indicible –
Résolue ?
Et l’esprit, pourra-t-il la percer ?
Dieu fasse enfin surgir en moi la vive image
De l’âme du Léman – que l’on puisse en tresser
La gloire inaccessible, au sein d’un prochain âge !

Le chant des alpinistes à venir

Notre équipe est complète et tous ici sont prêts ;
Nous pouvons à présent monter jusqu’à la cime
Et gravir les rochers qui surplombent l’abîme ;
Alors s’éclairciront pour nous les vieux secrets.

Au fond de la lumière, en haut de la montagne,
Un visage de feu paraîtra pour parler !
Les mystères pourront dès lors se révéler,
Chaque ange se montrer à l’œil qu’il accompagne.

Comme au sein d’un beau rêve, on verra se tracer
Dans l’air des lignes d’or, et le ciel s’iriser
Jusqu’à représenter des figures divines,
– Et l’avenir viendra se peindre sous nos yeux,
Et les champs étoilés de sources cristallines
S’empliront pour porter sur des barges nos dieux !