Dedeyan Aline

 
Ecrit depuis l’enfance – et toujours en anglais/français) , Arménienne née à Istanbul, diplômée (MA) des universités américaines et fonctionnaire internationale (ONU et autres). Auteur(e) de divers textes – poèmes, essais, récits, pièces de théâtre, mémoire, la plupart sur internet et dans les publications/revues de l’ONU (UN Special, Echo, et Ex Tempore) et le Vilain Petit Canard à Paris. Membre des EAT (Ecrivains associés au Théâtre, Paris). Aussi comédienne. . Un livre de jeunesse publié à Genève Mires Et Prismes.

Chaud du matin

 
Pluie et insomnie …
Café, croissant et
Elucubrations
Mamma mia… !

Don’t go away, babyPlease stay with me!
File le temps, Aux rythmes accélérés, insensés Du maintenant.
Plus vite que toi Que moi
Que les foules
Qui déambulent
Dans un univers écarlate
Surchargé et surmené
D’envies et de conflits
Inassouvis.

Si contradictoire, si incohérent, si disparate
Chaotique – disent-ils,
Provisoire – chantent-ils.
A travers les swings
D’une aventure océanique
Belle et perverse …
Darling, plus je te cherche
Plus t’es ailleurs,
En constante communication
Pendu aux surfers, aux buzzers
Aux écrans multi faces
A combattre l’hégémonie des voix sordides.
Obscurantistes et obèses,
Sans vérité bourrées d’antithèses.

Là-bas, en bas, en haut, aux extrémités,
Là où nuls sont les droits
Hiérarchisés,
Ficelés à des croyances tyranniques
Et des conceptuels archaïques,
Poussant vers des actes meurtriers…
Et toi qui te bats sans cesse

Surtout ne tombe pas honey,
Dans le grand fossé séparateur
Distendu de perdition.
Reste à bord,
Accroche-toi
Tiens bon la barre et regarde-moi
L’être fragile.
Hang on baby, hang on,
Ce n’est pas fini.

Can I delete reality ?

 
Elle te grignote, te bouffe, tu veux l’abroger.
Bras paralyses, orteils glaces, cerveau bouillonnant à plus de 40°.
Tu le savais déjà, avant même, trop même.
Avec des répétitions et des manipulations.
Moi je l’ai su après, l’ayant soupçonné, mystifié, fait la sourde oreille
en slamant la bête maudite.
Ne pas se focaliser.
Move on, baby, move ! !

Les follows ups. Hop ! Hop !
Suites et séquelles.
La traversée des espaces de drame et d’ambigüités
parsemés de petites fenêtres ludiques : salut/adieu clique/clique !
Et des savoirs, la totalité des savoirs, le pouvoir des savoirs,
ne pouvant ni changer, ni modifier, ni déplacer
les schémas incrustés.

Tu riais pendant que je te regardais.
On se retournait l’un contre l’autre, on s’éclatait
en oubliant le reste, les fragments, les déchets et les gouttes de sang éparpillées.
Regarde la mer,- tu disais, –
Immensité sans raison, sans comptabilité, sans finalité.
Je reprendrai la barre comme avant, et les cendres seront emportes par la houle et le vent.
I will, I can !
C’est mon droit, mon privilège.
Mon combat de soumis contre le tyran
les démons temporels et existentiels
aux mots de fin intransigeants
Sur l’écran de l’ordi, posé sur le bord du lit, défilaient les news.
La science et ses vertus : alternatives contre certitudes.
Quittons le présent – tu murmurais, – pour rebondir dans l’ailleurs,
Vomir le savoir, défier la mémoire.
Piétiner faits et conclusions imposées.
Nous délogerons les points fixes, tu verras.
Personne ne nous dira comment et pourquoi,ni ne saura.
Viens avec moi.
Aucune condamnation ne te poursuivra.
Le voyage commencera ici et maintenant.
Stay with me, baby.
I swear Ah non, ne te retourne pas.