Bilman Emilie

Emilie Bilman a obtenu son Bachelor de philosophie, psychologie, et littérature anglaise de l’université de Tel-Aviv et sa licence ès lettres en géographie, psychologie et littérature anglaise de l’université de Lausanne où elle était l’éditrice principale du journal universitaire, L’Auditoire. En 1999, elle a obtenu son Master en Fine Arts au Collège du Vermont où elle est alumna. Elle est titulaire d’un doctorat en lettres et psychanalyse de l’université de East Anglia en Angleterre où elle a enseigné la littérature. Membre du P.E.N Inernational, elle écrit et enseigne la poésie et la littérature à Genève.
Membre des Poètes de la Cité
Membre de la Société genevoise des écrivains

Ouvrages collectifs

 

  • Ensemble, Les Poètes de la Cité 2014
  • The Inspired Heart, Montréal, Canada 2013
  • Échappées poétiques des Poètes de la Cité, 2012, Lulu
  • Florilège genevois, Slatkine, Genève, 2009

Ouvrages personnels

  •  Resilience, Troubador Books, 2015, UK
  • The Psychodynamics of Poetry, Lambert Academic Publishing, Saarbrücken, Allemagne. 2010
  • La Rivière de soi, Editions Slatkine, Genève, 2010
  • Modern Ekphrasis, Peter Lang, Bern, 2013
  • A Woman By A Well: A Self-Portrait, Melinda Cochrane International, Québec, 2014

Prix obtenus

Vallori della Vita, Prix de Poésie
Premier Prix de la Chambre du Commerce Anglo-Suisse

La fraîcheur sur l’archipel

La barque se balance sur la houle
Au son de la brise tendre du sud.
Disque d’étain, la lune éparpille
Ses perles d’argent sur la baie d’ébène.

La barque oscille sur l’archipel,
Dentelé par l’air, la mer et le sel.
La lune scelle ses lamelles d’argent,
Aux crêtes des vagues, jumelles d’étoiles.

Au milieu de la mer nocturne,
Comme le goût de la menthe sur ma bouche,
Et mon foulard de soie dans la brise,
Sur la baie d’ébène, frémit la fraîcheur.

LA SOIERIE

Sur l’île des mûriers, mille vers
De soie grignotent des feuilles
De mûriers humides.
Des fils de soie
Se détachent des cocons de soie
Et collent sur mon balai de bruyère.
Comme des serpentins, j’entrelace les fils
Les uns aux autres, les nettoie,
Les tournoie dans ma guindre.
Sur la trame de soie jaune d’or, j’esquisse
Pégase – ailé, musclé, éthéré.
Soudain,
Du coup de son sabot sombre,
Jaillit la rivière de mes vers.